Le président Ghazouani défend la taxe sur les téléphones et affirme qu’il n’y aura aucun recul à ce sujet

Le président Mohamed Ould Ghazouani a défendu les taxes instaurées par le gouvernement sur les téléphones dans le cadre de la loi de finances 2026, adoptée par le Parlement, affirmant qu’il n’y aura aucun recul à ce sujet.

Il a précisé, lors d’une rencontre tenue vendredi au palais présidentiel avec plusieurs présidents et représentants de partis politiques, que ces taxes existaient déjà, soulignant qu’elles avaient été mises en place à une époque où la majorité des téléphones importés dans le pays étaient de petits appareils non intelligents.

Ould Ghazouani a indiqué qu’au moment où les discussions autour de l’application de ces taxes se sont intensifiées, environ 400 000 smartphones sont entrés dans le pays. Il a ajouté que si le Trésor public avait perçu 50 000 anciennes ouguiyas sur chaque appareil, le montant total aurait atteint 20 milliards d’anciennes ouguiyas.

Il a également souligné qu’une quantité importante de ces téléphones est réexportée vers d’autres marchés de la région en raison de la hausse des taxes dans ces pays, permettant ainsi de tirer profit de la faiblesse des taxes appliquées en Mauritanie.

Le président a indiqué avoir demandé une révision de la question après les protestations qu’elle a suscitées, tout en réaffirmant qu’il n’y aura pas de recul. Il a toutefois insisté sur le fait que la taxe doit être supportée par l’importateur des téléphones et non par le citoyen.

L’instauration de ces taxes par le gouvernement a provoqué des manifestations au cours du mois de mars, avant que des représentants des commerçants ne parviennent à un accord avec la Direction générale des douanes pour régler la question.